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Étude IRVE (borne de recharge) : ce qu'il faut prévoir

techingenierie
8 juil.
6 min de lecture

Dernière mise à jour : 11 sept.

L'étude IRVE (Infrastructure de Recharge pour Véhicules Électriques) est devenue un passage obligé de tout projet de borne de recharge. Que vous soyez électricien, entreprise générale, syndic ou industriel, une borne mal dimensionnée peut faire disjoncter l'installation, dépasser la puissance souscrite ou compromettre la sécurité des usagers. Cet article détaille ce qu'il faut prévoir dans une étude IRVE réussie, du bilan de puissance à la mise en conformité, pour sécuriser votre projet et remettre un chiffrage fiable.

Qu'est-ce qu'une étude IRVE et pourquoi est-elle indispensable ?

IRVE signifie Infrastructure de Recharge pour Véhicules Électriques. L'étude IRVE regroupe l'ensemble des calculs et vérifications qui permettent d'installer une ou plusieurs bornes en toute sécurité, sans surcharger le réseau existant. Elle intervient en amont des travaux : c'est elle qui détermine la puissance disponible, la section des câbles, les protections à mettre en place et le mode de raccordement le plus adapté. Négliger cette étape, c'est prendre le risque de disjonctions à répétition, d'un point de recharge sous-dimensionné, ou d'une non-conformité qui bloquera la réception de l'ouvrage.

Depuis plusieurs années, la réglementation impose le pré-équipement ou l'équipement en bornes dans de nombreux bâtiments neufs et existants (tertiaire, résidentiel collectif, parkings). La demande explose côté copropriétés, entreprises et collectivités. Pour un électricien ou une entreprise générale, savoir remettre une étude IRVE fiable devient un véritable avantage concurrentiel.

Le bilan de puissance : la première étape incontournable

Avant toute chose, il faut savoir combien de puissance est réellement disponible sur l'installation. Une borne standard consomme entre 7,4 kW en monophasé et 22 kW en triphasé : un seul point de charge peut ainsi représenter autant qu'un logement entier. Le bilan de puissance recense les charges existantes, applique des coefficients de foisonnement et compare le total à la puissance souscrite auprès du gestionnaire de réseau.

Si la puissance disponible est insuffisante, plusieurs solutions existent : augmenter l'abonnement, poser un dispositif de pilotage énergétique (délestage), ou répartir la recharge dans le temps. C'est précisément le rôle de l'étude que d'arbitrer entre ces options selon le budget et les usages réels.

Les points techniques à dimensionner

  • La puissance et le nombre de points de charge, selon les besoins réels et l'évolution prévisible du parc de véhicules.

  • La section des câbles et la longueur des liaisons, pour maîtriser la chute de tension et l'échauffement.

  • Les protections dédiées : disjoncteur adapté et protection différentielle (type A avec détection du courant continu résiduel, ou type B selon la borne).

  • Le mode de raccordement (monophasé ou triphasé) et l'emplacement du tableau divisionnaire.

  • La mise à la terre et la protection contre les surtensions, à dimensionner selon le régime de neutre de l'installation et les contraintes du site.

Chacun de ces points doit être justifié par une note de calcul conforme à la NF C 15-100 et au guide UTE C 15-722 propre aux IRVE. C'est ce document qui sécurise juridiquement l'installateur et rassure le maître d'ouvrage.

Qualification IRVE et cadre réglementaire

En France, l'installation d'une borne d'une puissance supérieure à 3,7 kW doit être réalisée par un professionnel disposant de la qualification IRVE (label délivré notamment via Qualifelec, AFNOR ou Qualit'EnR). Cette exigence, associée au cadre de la NF C 15-100 et du guide C 15-722, garantit la sécurité de l'installation et conditionne, dans bien des cas, l'accès aux aides financières comme le programme Advenir.

L'étude IRVE anticipe aussi les contraintes d'accessibilité et de signalisation et, en habitat collectif, le fameux droit à la prise qui permet à un copropriétaire d'installer une borne à ses frais.

Quand une simple pose de borne suffit, et quand une étude complète s'impose

Toutes les installations de bornes ne justifient pas une étude complète. Pour une borne unique en maison individuelle, avec une puissance disponible confortable, l'installateur peut souvent se limiter à un dimensionnement rapide. La situation change dès qu'un de ces critères apparaît :

  • Plusieurs bornes à raccorder, en une fois ou par phases successives (copropriété, flotte d'entreprise, parking public).

  • Puissance disponible incertaine, ou déjà proche de la limite du contrat de fourniture.

  • Bâtiment ERP ou tertiaire, soumis à des contraintes de sécurité et d'accessibilité spécifiques.

  • Projet neuf, où le dimensionnement des bornes conditionne celui du TGBT et des autres lots techniques.

  • Financement par un dispositif d'aide qui impose un dossier technique justifié.

Dans ces situations, une étude formalisée évite les mauvaises surprises en cours de chantier et sécurise le chiffrage remis au client ou au maître d'ouvrage.

Pilotage, supervision et évolutivité

Une bonne étude ne se limite pas à faire fonctionner une borne aujourd'hui : elle prépare l'avenir. Le pilotage dynamique de la charge répartit intelligemment la puissance entre plusieurs bornes et le reste du bâtiment, évitant de coûteux renforcements de réseau. La supervision (comptage, facturation, gestion des accès) devient indispensable dès qu'il s'agit de plusieurs utilisateurs, en entreprise comme en copropriété.

Prévoir dès l'étude les fourreaux, les réservations et une réserve de puissance permet d'ajouter des bornes plus tard sans tout reprendre. C'est un argument fort à mettre en avant dans un mémoire technique ou face à un maître d'ouvrage.

Cas concrets : copropriété, tertiaire et industrie

En copropriété, l'enjeu est de créer une colonne montante partagée capable d'accueillir progressivement les demandes des résidents. En tertiaire, l'étude porte souvent sur des parcs de plusieurs bornes avec pilotage et refacturation. En industrie, on intègre la recharge à un bilan de puissance global déjà dense, parfois couplé à une étude de dimensionnement photovoltaïque. Dans chaque cas, l'étude IRVE conditionne la fiabilité et la rentabilité du projet.

TECH Ingénierie, bureau d'études électrique CFO/CFA, réalise vos études IRVE à distance partout en France : bilan de puissance, notes de calcul, schémas et chiffrage. Nous intervenons aussi bien sur des projets tertiaires et industriels (références ITER, RJH, CEA, SNEF, NGE) que pour accompagner les électriciens dans leurs réponses aux appels d'offres. Devis sous 48 h : décrivez-nous votre projet, nous vous remettons une étude fiable et directement exploitable sur le chantier.

Ce qu'il faut transmettre pour lancer une étude IRVE

Pour cadrer la mission et tenir l'engagement de devis sous 48 h, ces éléments accélèrent le démarrage de l'étude :

  • Le plan ou schéma de l'installation existante, avec l'emplacement du tableau général et la puissance souscrite.

  • Le nombre de points de charge souhaités, aujourd'hui et à terme, pour dimensionner la réserve de puissance.

  • La distance entre le tableau électrique et l'emplacement prévu des bornes.

  • L'usage prévu : particulier, flotte d'entreprise, copropriété, ou borne ouverte au public.

  • Les contraintes du site : statut ERP, règlement de copropriété, ou implantation industrielle.

Questions fréquentes

Une étude IRVE est-elle obligatoire pour une seule borne ?

Dès que la puissance dépasse 3,7 kW, l'installation doit être confiée à un professionnel qualifié IRVE, et une étude (au minimum un bilan de puissance et une note de calcul) est fortement recommandée pour garantir la sécurité et la conformité. Pour un point de charge domestique simple, l'étude reste allégée, mais le dimensionnement doit toujours être vérifié.

Combien de temps faut-il pour réaliser une étude IRVE ?

Pour un projet standard, comptez quelques jours. Chez TECH Ingénierie, nous remettons un devis sous 48 h et travaillons entièrement à distance à partir de vos plans et des informations du site.

Peut-on ajouter des bornes plus tard ?

Oui, à condition de l'avoir anticipé. En prévoyant une réserve de puissance, des fourreaux et un dispositif de pilotage dès l'étude, l'ajout de bornes se fait sans refaire toute l'installation.

Faut-il coupler la recharge à du photovoltaïque ?

Ce n'est pas obligatoire, mais c'est souvent pertinent pour réduire la facture et la dépendance au réseau. L'étude peut intégrer cet arbitrage et dimensionner l'ensemble de façon cohérente.

Une étude IRVE couvre-t-elle les démarches auprès du gestionnaire de réseau ?

L'étude porte sur le dimensionnement de l'installation en aval du point de livraison. Si le projet nécessite une augmentation de la puissance souscrite ou un renforcement du raccordement, les démarches auprès du gestionnaire de réseau restent une étape distincte, que l'étude permet d'anticiper en identifiant si la puissance disponible est suffisante.

Qui doit réaliser l'étude IRVE : l'installateur ou un bureau d'études indépendant ?

Les deux sont possibles. Un installateur qualifié IRVE peut réaliser lui-même le dimensionnement pour un projet simple. Pour un projet plus complexe, ou pour sécuriser une réponse à un donneur d'ordre, faire appel à un bureau d'études indépendant permet de disposer d'une note de calcul et de schémas engageants, dissociés de la pose elle-même.

 
 
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